jeudi 25 novembre 2010

Les Black Eyed Peas assureront le spectacle du Super Bowl

Les Black Eyed Peas assureront le spectacle de la mi-temps lors du prochain Super Bowl, le 6 février au Cowboys Stadium de Dallas.

La nouvelle a été annoncé jeudi, lors du match qui opposait les Cowboys aux Saints de La Nouvelle-Orléans.

Le groupe était également monté sur scène pour les festivités de la mi-temps du match de la Coupe Grey 2005, au B.C. Place de Vancouver.

Au cours des dernières années, des artistes tels The Who, U2, les Rolling Stones, Bruce Springsteen & The E Street Band, Paul McCartney et Prince ont tous participé à la mi-temps du Super Bowl.

Associated Press
Arlington, Texas

samedi 10 juillet 2010

Le pianiste russe Pletnev, accusé de pédophilie, évoque «un coup monté»

Le pianiste et chef d'orchestre russe Mikhaïl Pletnev, inculpé en Thaïlande de viol sur mineur, a répété samedi qu'il était innocent et a déclaré que l'affaire était «un coup monté» visant à nuire à sa réputation.

«Une grande compagnie veut me présenter comme un criminel, ce que je ne suis pas», a déclaré le musicien lors d'une conférence de presse à Ohrid, dans le sud de la Macédoine, où il participe à un festival. Il s'est refusé à toute autre précision.

«Je n'ai rien fait de mal, dans aucun endroit du monde. Au contraire, j'ai fait beaucoup de bonnes choses en Thaïlande, et des habitants pourraient en parler», a dit Pletnev.

«J'espère que tout cela sera résolu tôt ou tard et que la justice prévaudra», a-t-il ajouté.

Pletnev doit donner lundi un concert à la tête de l'Orchestre national de Russie, dont il est le directeur artistique, pour l'ouverture du festival de musique d'Ohrid, ville où il est arrivé vendredi en provenance de Moscou.

Le musicien a été inculpé cette semaine du viol d'un garçon de 14 ans dans la station balnéaire de Pattaya, dans le sud de la Thaïlande.

Il a été autorisé par la justice thaïlandaise à voyager à l'étranger mais doit se présenter au tribunal tous les douze jours à partir du 18 juillet.

A Moscou, Mikhaïl Pletnev a déjà rejeté l'accusation qui pèse contre lui. «Je suis contre toute sorte de violence, surtout lorsqu'il s'agit des enfants», a-t-il déclaré jeudi.

Agence France-Presse
Ohrid

vendredi 25 juin 2010

Setzer a «rocké» la ville

En 1994, Brian Setzer devait se produire avec son tout nouveau «big band» sur une scène extérieure du Festival de jazz de Montréal. Mais la police avait décidé qu'il n'en était pas question, et c'est au Spectrum qu'avait eu lieu le spectacle. Seize ans plus tard, la revanche était... swing, jazz et rockabilly: sur la vaste place des Festivals et les rues avoisinantes remplies de quelque 100 000 spectateurs, le Brian Setzer Orchestra a enfin joué à la belle étoile. Le spectacle était baptisé We will rock this town, et Setzer a effectivement rocké Montréal.

Les conditions étaient idéales pour ce grand événement d'ouverture du 31e Festival de jazz de Montréal: température parfaite, foule importante et disciplinée, musiciens qui allient virtuosité, fun noir et profonde musicalité. Ajoutez à cela l'acoustique quasi impeccable de la grande scène de la place des Festivals, les cinq écrans géants émaillés sur le site, la première webdiffusion en direct d'un show du festival (sur MontrealJazzFest.TV), et surtout un bon «pacing» (à peu près celui de l'an dernier en salle à la PDA, à l'exception de trois morceaux tirés du dernier disque de Setzer), bref, la foule était estomaquée par la maestria de Maître Brian et la puissance du Setzer Orchestra (18 musiciens, dont 13 cuivres). Ce n'était pas la liesse folle, mais plutôt l'ébahissement devant le brio de la chose, la découverte d'un être éminemment musical.

À la première instrumentale (This Cat's On A Hot Tin Roof), les gens écoutaient, attentifs. À Drive Like Lightning (Crash Like Thunder), les pieds se sont mis à bouger. Pendant Your True Love, la foule s'est mise à swinguer de la tête et du bassin. Les épaules ont suivi pendant The Dirty Boogie. Quand Sexy+17 a commencé (après quelques mesures de Caravan pour faire plaisir à André Ménard, directeur artistique du FIJM, dont c'est la chanson fétiche) et que des danseurs swing du festival québécois Red, Hot & Blue sont montés sur une mini-scène surélevée au milieu de la foule, la musique avait pris possession d'à peu près tout le monde (ça aurait été chouette, plusieurs petites scènes ou groupes de danseurs qui s'exécutent dans la foule)..

Un peu plus tard, quand Setzer a fait une version assez grandiose de Sleepwalk, et les gens étaient estomaqués, surtout que cela fut suivi de Summertime Blues en version trio rockabilly: c'est le blues (rythmé) de l'été.

La formule trio a d'ailleurs beaucoup plu (contrebasse, batterie et la guitare de Brian) et a d'ailleurs fait des merveilles, pendant quelques autres chansons. C'est fou, le plaisir que peuvent créer trois personnes et trois instruments joués avec panache: Gene & Eddie, c'était tellement fait pour plaire, ça «bebopait» un peu partout, ça tapait des mains, ça chantait. Quand le contrebassiste est monté SUR son instrument pendant que le batteur faisait des affaires pas catholiques avec ses peaux pendant Fishnet Stockings, ça a été le délire. Et tout le monde a reconnu le classique de Setzer du temps de son groupe The Stray Cats: Stray Cat Strut, mêlée de quelques mesures de Pink Panther. Et Rumble In Brighton est devenu Rumble In Montreal, au grand bonheur de la foule

Au moment d'écrire ces lignes, il restait encore quelques morceaux qui promettaient au programme: Jump, Jive an' Wail, Rock This Town, Brand New Cadillac (version extraordinaire, en passant)... Vendredi soir, Montréal a enfin eu droit au spectacle de Brian Setzer, 16 ans plus tard. Ce n'était pas trop tôt!

lundi 21 juin 2010

Zaz: nouvelle petite Môme ***1/2

Cette petite nouvelle venue a une vieille âme. Ça s'entend dans ses chansons simples et jolies, ça irradie de cette voix au timbre pincé et au fini émaillé.

Une voix que certains n'ont pas hésité à comparer à celles de Piaf et Fréhel, deux influences évidentes - elle qui reprend d'ailleurs Dans ma rue, de la Môme. Elle, c'est Isabelle Geoffroy, nouvelle star de la chanson française, qui se démarque de ses consoeurs parce qu'elle possède une vraie voix, un talent d'interprète indéniable, et parce que le style de chanson qu'elle défend n'a absolument pas la prétention de révolutionner le genre. Arrangements hyper-classiques, une touche de jazz manouche, un peu de musette, parfois des rythmiques qui rappellent le XXIe siècle, seule permission moderne pour le style qu'elle pratique. Ainsi, dès les premières chansons, on la découvre en ayant l'impression de l'avoir déjà entendue, d'être presque familier avec la jeune femme, proximité instantanée qui ne gâche en rien le plaisir de se faire bercer par les chansons de Zaz, les siennes comme celle des autres, dont Raphaël qui lui en a écrit trois.

Philippe Renaud, collaboration spéciale
La Presse

Emmanuelle Seigner: insolent et couillu ***1/2

Bien franchement, je n'ai aucune idée de ce que ça va donner en spectacle, Emmanuelle Seigner, demain. Combien de fois est-ce arrivé qu'un acteur ou une actrice qui chante et dont on avait bien aimé les disques soit décevant, une fois monté sur scène?

Trop souvent. Par contre, j'ai une nette idée de ce que vaut Dingue, son premier album en français: c'est vraiment chouette et rigolo et sensuel et insolent et «couillu», si on me permet l'emploi de ce terme pour une femme. Sur des mélodies et des arrangements très années 60, les surdoués Keren Ann et Doriand ont écrit pour la comédienne des chansons sur mesure, qui ne sont pas sans évoquer parfois Étienne Daho, Françoise Hardy, Jane Birkin, Serge Gainsbourg, Brigitte Bardot...

Bref, tous des chanteurs qui n'ont pas une voix à tout casser, mais qui ont indéniablement un style, une personnalité, un timbre et un univers bien à eux. Quant aux deux duos, l'un avec Iggy Pop et l'autre avec Roman Polanski, son mari, ils constituent de charmantes bizarreries, qui ne déparent pas l'ensemble.

Marie-Christine Blais
La Presse

dimanche 20 juin 2010

Les 20 ans du hip hop québécois au Métropolis: les papes du rap

Pendant que le rock faisait la fête sur la place des Festival pour clore ces 22e FrancoFolies, le rap s'offrait sa propre petite célébration au Métropolis, alors qu'on soulignait les 20 ans du genre au Québec par un spectacle réunissant sur une même scène deux douzaines d'artistes qui ont contribué à son évolution.

Il y avait une sacrée ambiance dans ce Métropolis bondé d'aficionados du rap, qui, bien souvent, chantaient à l'unisson les textes des classiques québécois. Autant d'enthousiasme pour un style musical souvent négligé par l'establishment musical était franchement réjouissant à voir, excusez du cliché.

Bref, la soirée, un hommage simple et sans cérémonies, s'est déroulée en deux temps, et ce fut là le principal défaut de l'hommage (ne râlons pas trop sur la pénible qualité du son, en début de soirée). Non seulement l'entracte a brisé l'incroyable élan trouvé pendant la première heure, mais on comprend mal à quoi bon faire une pause, puisque se relayaient les artistes sans s'épuiser. De plus, l'entracte a renforcé l'impression voulant que la première partie de la soirée s'est avérée la meilleure.

Car le spectacle a été construit en ordre chronologique, dévoilant dès les premières minutes une vraie surprise, Mononcle Rock, l'un des membres fondateurs du duo Mouvement Rap Francophone qui, en 1990, lançait MRF est arrivé (il l'a interprétée), considérée comme le premier disque d'authentique hip hop québécois (RBO, Lucien Francoeur et Daniel Lavoie l'avaient cependant devancé...). Puis, en lieu et place de KCLMNOP, le rappeur Shoddy a repris son célèbre Ta Yeul. Les applaudissements envoyés à Dubmatique étaient franchement sentis, eux qui ont rappelé à notre mémoire La Force de comprendre, premier succès populaire du rap québécois.

Ensuite, la foule a sauté sur de sérieux classiques de l'underground de la vieille école montréalaise: Rainmen avec Pas d'chilling, Sans Pression et Yvon Krevé pour L'Étage souterrain (de l'album classique de Sans Pression 514-50 dans mon réseau, 1999), puis Muzion et La Vie ti neg, accompagnée d'un choeur de 1500 fans de rap...

Les amateurs de la Capitale ne se sont pas sentis oubliés, alors que le clan 83 est venu balancer son classique du même nom; Krevé (Dans nos rues, de Quand j'rap pas, 2003) et SP (Derrière mon sourire) ont enchaîné, et franchement, au moment où Loco Locass soulevait la foule avec Libérez-nous des Libéraux en fin de première partie, on s'est dit qu'on aurait pris pas mal d'autres classique.

Plus légère et dansante, la seconde portion de la soirée a fait place à la «relève» (toute chose étant relative aux vétérans de la première partie), Accrophone (leur tube Coin de paradis), Taktika, L'Assemblée (et l'accrocheuse Turn Your Head Around, avec Dupuis), Anodajay (et Raoul Duguay!), le 13e étage, Ale Dee, on en passe. Les fans ont généralement embarqué, alors que certains ont cependant adressé quelques huées aux Sir Pathétik et Omnikrom...

Prenons-ça du bon côté: si les amateurs sont aussi exigeants, ça signifie que nos classiques sont franchement bons, non?

Philippe Remaud, Collaboration spéciale
La Presse

1 fois 5: on se souvient... ****

L'Histoire avec un grand H. Un soir inoubliable pour les quelque 300 000 spectateurs ayant pris d'assaut le mont Royal pour entendre cinq monuments de notre chanson.

«D'égal à égal, ils n'avaient pas d'autre choix que d'être vrais », écrit Lise Payette dans le livret de cette réédition du légendaire concert 1 fois 5 du 23 juin 1976. Le disque, on connaît: les succès de Léveillée, Charlebois, Vigneault, Deschamps et Ferland, chantés ensemble ou séparément. Pour ceux dont les sillons du vinyle sont devenus des canyons avec le passage répété de l'aiguille du tourne-disque, la réédition CD n'est pas de trop. Or, GSI Musique joint à l'album un DVD contenant l'intégrale de la captation télé du spectacle de Montréal (la version disque amalgamait les meilleures versions des concerts de Montréal et de Québec, deux jours plus tôt, c'est donc qu'il y a quelques inédits). De plus, les acteurs de cet événement livrent leurs souvenirs du spectacle dans un documentaire de 30 minutes. Un disque que tout amateur de chanson d'ici se doit de posséder.

Philippe Renaud, collaboration spéciale
La Presse