vendredi 25 juin 2010

Setzer a «rocké» la ville

En 1994, Brian Setzer devait se produire avec son tout nouveau «big band» sur une scène extérieure du Festival de jazz de Montréal. Mais la police avait décidé qu'il n'en était pas question, et c'est au Spectrum qu'avait eu lieu le spectacle. Seize ans plus tard, la revanche était... swing, jazz et rockabilly: sur la vaste place des Festivals et les rues avoisinantes remplies de quelque 100 000 spectateurs, le Brian Setzer Orchestra a enfin joué à la belle étoile. Le spectacle était baptisé We will rock this town, et Setzer a effectivement rocké Montréal.

Les conditions étaient idéales pour ce grand événement d'ouverture du 31e Festival de jazz de Montréal: température parfaite, foule importante et disciplinée, musiciens qui allient virtuosité, fun noir et profonde musicalité. Ajoutez à cela l'acoustique quasi impeccable de la grande scène de la place des Festivals, les cinq écrans géants émaillés sur le site, la première webdiffusion en direct d'un show du festival (sur MontrealJazzFest.TV), et surtout un bon «pacing» (à peu près celui de l'an dernier en salle à la PDA, à l'exception de trois morceaux tirés du dernier disque de Setzer), bref, la foule était estomaquée par la maestria de Maître Brian et la puissance du Setzer Orchestra (18 musiciens, dont 13 cuivres). Ce n'était pas la liesse folle, mais plutôt l'ébahissement devant le brio de la chose, la découverte d'un être éminemment musical.

À la première instrumentale (This Cat's On A Hot Tin Roof), les gens écoutaient, attentifs. À Drive Like Lightning (Crash Like Thunder), les pieds se sont mis à bouger. Pendant Your True Love, la foule s'est mise à swinguer de la tête et du bassin. Les épaules ont suivi pendant The Dirty Boogie. Quand Sexy+17 a commencé (après quelques mesures de Caravan pour faire plaisir à André Ménard, directeur artistique du FIJM, dont c'est la chanson fétiche) et que des danseurs swing du festival québécois Red, Hot & Blue sont montés sur une mini-scène surélevée au milieu de la foule, la musique avait pris possession d'à peu près tout le monde (ça aurait été chouette, plusieurs petites scènes ou groupes de danseurs qui s'exécutent dans la foule)..

Un peu plus tard, quand Setzer a fait une version assez grandiose de Sleepwalk, et les gens étaient estomaqués, surtout que cela fut suivi de Summertime Blues en version trio rockabilly: c'est le blues (rythmé) de l'été.

La formule trio a d'ailleurs beaucoup plu (contrebasse, batterie et la guitare de Brian) et a d'ailleurs fait des merveilles, pendant quelques autres chansons. C'est fou, le plaisir que peuvent créer trois personnes et trois instruments joués avec panache: Gene & Eddie, c'était tellement fait pour plaire, ça «bebopait» un peu partout, ça tapait des mains, ça chantait. Quand le contrebassiste est monté SUR son instrument pendant que le batteur faisait des affaires pas catholiques avec ses peaux pendant Fishnet Stockings, ça a été le délire. Et tout le monde a reconnu le classique de Setzer du temps de son groupe The Stray Cats: Stray Cat Strut, mêlée de quelques mesures de Pink Panther. Et Rumble In Brighton est devenu Rumble In Montreal, au grand bonheur de la foule

Au moment d'écrire ces lignes, il restait encore quelques morceaux qui promettaient au programme: Jump, Jive an' Wail, Rock This Town, Brand New Cadillac (version extraordinaire, en passant)... Vendredi soir, Montréal a enfin eu droit au spectacle de Brian Setzer, 16 ans plus tard. Ce n'était pas trop tôt!

lundi 21 juin 2010

Zaz: nouvelle petite Môme ***1/2

Cette petite nouvelle venue a une vieille âme. Ça s'entend dans ses chansons simples et jolies, ça irradie de cette voix au timbre pincé et au fini émaillé.

Une voix que certains n'ont pas hésité à comparer à celles de Piaf et Fréhel, deux influences évidentes - elle qui reprend d'ailleurs Dans ma rue, de la Môme. Elle, c'est Isabelle Geoffroy, nouvelle star de la chanson française, qui se démarque de ses consoeurs parce qu'elle possède une vraie voix, un talent d'interprète indéniable, et parce que le style de chanson qu'elle défend n'a absolument pas la prétention de révolutionner le genre. Arrangements hyper-classiques, une touche de jazz manouche, un peu de musette, parfois des rythmiques qui rappellent le XXIe siècle, seule permission moderne pour le style qu'elle pratique. Ainsi, dès les premières chansons, on la découvre en ayant l'impression de l'avoir déjà entendue, d'être presque familier avec la jeune femme, proximité instantanée qui ne gâche en rien le plaisir de se faire bercer par les chansons de Zaz, les siennes comme celle des autres, dont Raphaël qui lui en a écrit trois.

Philippe Renaud, collaboration spéciale
La Presse

Emmanuelle Seigner: insolent et couillu ***1/2

Bien franchement, je n'ai aucune idée de ce que ça va donner en spectacle, Emmanuelle Seigner, demain. Combien de fois est-ce arrivé qu'un acteur ou une actrice qui chante et dont on avait bien aimé les disques soit décevant, une fois monté sur scène?

Trop souvent. Par contre, j'ai une nette idée de ce que vaut Dingue, son premier album en français: c'est vraiment chouette et rigolo et sensuel et insolent et «couillu», si on me permet l'emploi de ce terme pour une femme. Sur des mélodies et des arrangements très années 60, les surdoués Keren Ann et Doriand ont écrit pour la comédienne des chansons sur mesure, qui ne sont pas sans évoquer parfois Étienne Daho, Françoise Hardy, Jane Birkin, Serge Gainsbourg, Brigitte Bardot...

Bref, tous des chanteurs qui n'ont pas une voix à tout casser, mais qui ont indéniablement un style, une personnalité, un timbre et un univers bien à eux. Quant aux deux duos, l'un avec Iggy Pop et l'autre avec Roman Polanski, son mari, ils constituent de charmantes bizarreries, qui ne déparent pas l'ensemble.

Marie-Christine Blais
La Presse

dimanche 20 juin 2010

Les 20 ans du hip hop québécois au Métropolis: les papes du rap

Pendant que le rock faisait la fête sur la place des Festival pour clore ces 22e FrancoFolies, le rap s'offrait sa propre petite célébration au Métropolis, alors qu'on soulignait les 20 ans du genre au Québec par un spectacle réunissant sur une même scène deux douzaines d'artistes qui ont contribué à son évolution.

Il y avait une sacrée ambiance dans ce Métropolis bondé d'aficionados du rap, qui, bien souvent, chantaient à l'unisson les textes des classiques québécois. Autant d'enthousiasme pour un style musical souvent négligé par l'establishment musical était franchement réjouissant à voir, excusez du cliché.

Bref, la soirée, un hommage simple et sans cérémonies, s'est déroulée en deux temps, et ce fut là le principal défaut de l'hommage (ne râlons pas trop sur la pénible qualité du son, en début de soirée). Non seulement l'entracte a brisé l'incroyable élan trouvé pendant la première heure, mais on comprend mal à quoi bon faire une pause, puisque se relayaient les artistes sans s'épuiser. De plus, l'entracte a renforcé l'impression voulant que la première partie de la soirée s'est avérée la meilleure.

Car le spectacle a été construit en ordre chronologique, dévoilant dès les premières minutes une vraie surprise, Mononcle Rock, l'un des membres fondateurs du duo Mouvement Rap Francophone qui, en 1990, lançait MRF est arrivé (il l'a interprétée), considérée comme le premier disque d'authentique hip hop québécois (RBO, Lucien Francoeur et Daniel Lavoie l'avaient cependant devancé...). Puis, en lieu et place de KCLMNOP, le rappeur Shoddy a repris son célèbre Ta Yeul. Les applaudissements envoyés à Dubmatique étaient franchement sentis, eux qui ont rappelé à notre mémoire La Force de comprendre, premier succès populaire du rap québécois.

Ensuite, la foule a sauté sur de sérieux classiques de l'underground de la vieille école montréalaise: Rainmen avec Pas d'chilling, Sans Pression et Yvon Krevé pour L'Étage souterrain (de l'album classique de Sans Pression 514-50 dans mon réseau, 1999), puis Muzion et La Vie ti neg, accompagnée d'un choeur de 1500 fans de rap...

Les amateurs de la Capitale ne se sont pas sentis oubliés, alors que le clan 83 est venu balancer son classique du même nom; Krevé (Dans nos rues, de Quand j'rap pas, 2003) et SP (Derrière mon sourire) ont enchaîné, et franchement, au moment où Loco Locass soulevait la foule avec Libérez-nous des Libéraux en fin de première partie, on s'est dit qu'on aurait pris pas mal d'autres classique.

Plus légère et dansante, la seconde portion de la soirée a fait place à la «relève» (toute chose étant relative aux vétérans de la première partie), Accrophone (leur tube Coin de paradis), Taktika, L'Assemblée (et l'accrocheuse Turn Your Head Around, avec Dupuis), Anodajay (et Raoul Duguay!), le 13e étage, Ale Dee, on en passe. Les fans ont généralement embarqué, alors que certains ont cependant adressé quelques huées aux Sir Pathétik et Omnikrom...

Prenons-ça du bon côté: si les amateurs sont aussi exigeants, ça signifie que nos classiques sont franchement bons, non?

Philippe Remaud, Collaboration spéciale
La Presse

1 fois 5: on se souvient... ****

L'Histoire avec un grand H. Un soir inoubliable pour les quelque 300 000 spectateurs ayant pris d'assaut le mont Royal pour entendre cinq monuments de notre chanson.

«D'égal à égal, ils n'avaient pas d'autre choix que d'être vrais », écrit Lise Payette dans le livret de cette réédition du légendaire concert 1 fois 5 du 23 juin 1976. Le disque, on connaît: les succès de Léveillée, Charlebois, Vigneault, Deschamps et Ferland, chantés ensemble ou séparément. Pour ceux dont les sillons du vinyle sont devenus des canyons avec le passage répété de l'aiguille du tourne-disque, la réédition CD n'est pas de trop. Or, GSI Musique joint à l'album un DVD contenant l'intégrale de la captation télé du spectacle de Montréal (la version disque amalgamait les meilleures versions des concerts de Montréal et de Québec, deux jours plus tôt, c'est donc qu'il y a quelques inédits). De plus, les acteurs de cet événement livrent leurs souvenirs du spectacle dans un documentaire de 30 minutes. Un disque que tout amateur de chanson d'ici se doit de posséder.

Philippe Renaud, collaboration spéciale
La Presse

Salif Keita: la classe supérieure

Avec La Différence, cet album qui lui a valu une Victoire pour l'album par excellence des musiques du monde en France, le Malien Salif Keita est clairement revenu aux grandes traditions mandingues. Dans les années 80, on l'avait connu presque jazz rock. Feu Joe Zawinul avait même réalisé un de ses albums. Longtemps, il fut accompagné de musiciens de styles variés, Français et Africains de souches diverses.

Toutes ces années d'expériences afro-occidentales ont mené Salif Keita au bercail. Sur scène, son orchestre purement africain offre ce que l'Afrique de l'Ouest a de mieux à offrir. Pour cette tournée qui faisait escale vendredi soir au Métropolis, Salif ne se produit qu'avec des musiciens blacks de haut niveau, et s'applique à moderniser le patrimoine mandingue qui l'a forgé depuis sa naissance. À porter les polyrythmes et grandes mélodies de l'Afrique de l'Ouest à un niveau incroyablement élevé.

Le véhicule que pilote Salif Keita ne transporte à son bord que des virtuoses: trois percussionnistes dont deux solistes flamboyants, un joueur de n'goni (calebasse avec cordes) pour le moins spectaculaire, un bassiste excellent, deux guitaristes (électriques) chevronnés dont un artilleur de Gibson SG pas piqué des vers, sans compter deux choristes. Aucun clavier, aucune machine.

Voilà le type d'instrumentation des formations de sa jeunesse, à l'époque du Rail Band et des Ambassadeurs qui chauffaient les nuits de Bamako. À la différence que la machine d'aujourd'hui est de loin plus compétente. Quatre décennies de modernité africaine ont généré, bon gré mal gré, son lot de grands instrumentistes.

À l'instar de ses choristes, Salif apparaît sur scène de blanc vêtu. Altier, royal comme son ancêtre lointain - le mythique Soundjata Keita, fondateur de cet empire du Mali qui a dominé l'Afrique de l'Ouest aux 13e et 14e siècles. Devant nous, il se tient droit comme un piquet. Sa vue faible (une caractéristique des albinos), il faut le rappeler, a toujours limité ses mouvements de scène - qui varient du monastique au martial. Du début à la fin de ces presque deux heures de spectacle, on perçoit le recueillement chez le chanteur, cette force tranquille de l'officiant. Or cette fois, la célébration a lieu au centre d'un réacteur!

Raffinement. Classicisme. Patrimoine vivant. Énergie maximale.

Les chansons Seydou et Laban ont dressé la table, puis un superbe groove de rumba africaine se déploie sur Ékolo d'amour. Vient ensuite la fameuse Différence. «Je suis un Noir, et ma peau est blanche. C'est la différence qui est jolie», scande Salif comme s'il portait sur ses épaules le sort tous les albinos d'Afrique. Et cette voix fait s'écrouler les murs! Cette voix demeure la plus grande des voix masculines d'Afrique qu'il m'ait été donné d'entendre en trois décennies de métier.

Et quel soutien mes amis. La Différence devient alors le prétexte d'un groove polyrythmique hautement supérieur, assorti de mitrailles nourries des cordes et percussions.

Sur Yala, la voix du soliste et les ponctuations des choristes galvanisent les polyrythmes. Salif harangue alors ses sidemen qui lui en donnent davantage. Vraiment fort! Le chanteur s'adresse ensuite à la foule avec autorité. L'oblige à répondre à son appel. À hausser le volume.

Puis on a droit à un solo de n'goni, avec les passes dans le dos à la Hendrix... inutile en ce qui me concerne. Puis c'est au tour du guitariste lead de citer un solo classique de George Benson en doublant chaque note comme le fait le guitariste américain. Au-delà de ces manoeuvres ostentatoires, nous avons quand même affaire au top niveau. De mémoire de chroniqueur, seul l'ensemble de Toumani Diabaté offre une telle compétence sur scène.

Les guerriers se retirent, Salif reste seul avec ses choristes, guitare en bandoulière. Sur un seul accord, Sumu est une incantation qu'étoffent les deux chanteuses. Trois voix percent l'atmosphère. On aura ainsi vécu un tout petit moment de calme dans ce spectacle construit pour les festivals.

Le guitariste revient sur scène s'adresser à la foule: «Est-ce que vous en voulez encore?» La foule répond, le groove reprend lentement et sûrement, pendant qu'improvise la guitare. Salif est de retour, il balaie l'atmosphère d'un étrange plumeau dont on ne sait la portée symbolique. C'est Gaffou, assortie de fabuleux croisements entre rythmes binaires et ternaires.

Mademai, la suivante, est bilingue, plus pop et fait résonner les chorus perçants des choristes. L'ambiance atteint son paroxysme avec Yambo, déclenchée sur un rythme rapide, incadescent. Ça culmine dans le tapis avec Madan. Les choristes s'imposent brillamment avant que ne se décline une longue impro de n'goni, en phase parfaite avec les lignes de percussions.

Pour terminer en beauté, Salif Keita invitera ces dames à se trémousser sur scène. La totale, pour ainsi dire. La classe supérieure, il va sans dire.

Alain Brunet
La Presse

samedi 19 juin 2010

Les réseaux sociaux: le secret de la popularité de Justin Bieber

Pour les adoratrices de Justin Bieber, un message de 140 signes envoyé sur Twitter par le chanteur adolescent équivaut à un bouquet de fleurs de leur bien-aimé.

Par conséquent, lorsque le chanteur de 16 ans originaire de Stratford, en Ontario, interagit directement avec ses fans, ceux-ci ne sont pas près d'oublier l'expérience.

Pendant des générations, de jeunes artistes ont fait battre des coeurs tout aussi jeunes, de Bay City Rollers aux Jonas Brothers, en passant par Shaun Cassidy et les New Kids on the Block. Des experts soulignent cependant que ces vedettes n'ont jamais communiqué avec leurs fans aussi directement que ne le fait Bieber, et c'est ce qui aide à mousser sa popularité.

En retournant occasionnellement un peu de l'attention que lui donnent ses légions d'admiratrices, Bieber ne fait qu'intensifier l'adoration de ses disciples, 140 caractères à la fois.

Selon Brad Schwartz, de Much MTV Group, l'adoration entourant Justin Bieber semble être aussi intense que celle dont ont bénéficié d'autres artistes, dont certains des plus grands, avant lui.

Il souligne notamment la frénésie à laquelle il a fait face à son arrivée en Australie et en Nouvelle-Zélande, en avril. Sa prestation publique prévue à Sydney avait même dû être annulée par les policiers après que des milliers de fans se sont rués vers la scène et que huit filles ont été envoyées à l'hôpital.

«Je ne voudrais jamais en cent ans comparer Justin Bieber aux Beatles, mais si vous regardez certaines vidéos des Beatles descendant de l'avion à l'aéroport et que vous les comparez à la vidéo de Justin Bieber (en Nouvelle-Zélande)... Je ne veux pas comparer les deux, mais le phénomène Justin Bieber semble être aussi gros que n'importe quel autre avant lui», a analysé M. Schwartz.

Cette dévotion envers Bieber se reflète en ligne. Il est régulièrement le sujet de conversations sur Twitter, où on aurait fait référence au chanteur jusqu'à 125 000 fois par jour, selon les données de Trendrr.

L'une des raisons expliquant la popularité du chanteur sur le site de réseautage social est le fait que des millions de jeunes filles lui écrivent constamment dans l'espoir qu'il leur rendra la pareille.

Tard lundi soir, Bieber a répondu à une poignée d'admiratrices en quelques minutes, republiant des messages d'utilisatrices surnommées «biebercrazy83», «BieberOnAir» et «BoJaNa-LoVeS-JB».

Il est même abonné au compte Twitter de certains de ses fans, soit plus de 70 000 sur les quelque 3,1 millions qui le suivent sur le site.

«Ça devient une sorte de loterie, explique Simon Dumenco, chroniqueur média pour le magazine Advertising Age. De sorte que (si elles) sont des fans dévouées, si elles font assez de bruit sur Twitter et disent assez de choses sur Justin Bieber, il suivra leur compte et elles feront partie de la poignée de chanceuses.»

Les «tweets» de Bieber sont ce qui le distingue de ses prédécesseurs, qui créaient tout un émoi lorsqu'ils se montraient en public, mais qui n'ont jamais créé l'illusion que les sentiments de leurs fans étaient réciproques.»

Malgré tout le marketing, M. Dumenco croit tout de même que Bieber s'investit autant sur Twitter «parce qu'il aime donner de ses nouvelles en 140 caractères».

Vous avez une nouvelle à nous communiquer ou encore une idée pour un reportage?

La Presse Canadienne (Toronto)